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Association : ENFANCE ARC-EN-CIEL. 
No de parution : 20050050
Département (Région) : Haute-Vienne (Limousin)

Lieu parution : Déclaration à la préfecture de la Haute-Vienne. 
Type d’annonce : ASSOCIATION/MODIFICATION

Déclaration à la préfecture de la Haute-Vienne. ENFANCE ARC-EN-CIEL. Nouvel objet : faire, entreprendre ou faire entreprendre toute action humanitaire en vue d’améliorer la situation des enfants dans le monde. Siège social : 3, rue Masbarreau, 87000 Limoges. Transféré ; nouvelle adresse : 38, rue de la Brégère, 87000 Limoges. Date de la déclaration : 26 octobre 2005.

L’Association ENFANCE-ARC-EN-CIEL est née en 1989, année de la promulgation par l’ONU de la Convention de NEW-YORK sur les droits de l’enfants,.

 

Les membres-fondateurs en étaient un groupe de parents qui, dans des circonstances très diverses, avaient été conduits à adopter des enfants où que ce fût dans le Tiers-Monde, afin de leur donner une seconde chance de pouvoir vivre leur vie d’enfant. Nous avions le sentiment d’un engagement qui ne trouverait son aboutissement qu’en contribuant à améliorer le sort des enfants du monde, là où ils voyaient le jour, l’adoption n’étant bien entendu que la dernière des solutions, quand le maintien au sein de leur famille d’origine ne pouvait plus être envisagée.

 

L’appellation ENFANCE ARC-EN-CIEL a été choisie en hommage à Josephine BAKER, une femme franco-américaine qui a fait une brillante carrière dans le spectacle de la chanson et des revues (Casino de Paris, par exemple), mais qui surtout, après une attitude exemplaire de courage pendant la seconde guerre mondiale, a constitué de toute pièce, avec son mari Jo BOUILLON, une famille exemplaire : étant elle-même une femme de couleur, qui avait eu à subir les quolibets et parfois le racisme, elle se lança dans « l’aventure de l’adoption » au-delà des frontières, accueillant pour leur offrir un foyer des enfants …de toutes couleurs, si bien que sa famille fut dénommée joliment « la Tribu Arc-en-Ciel ».

 

Comme la tâche était immense, ce sont tout d’abord les circonstances qui ont orienté les démarches des adhérents : en 1991, un terrible cyclone faisait 500 000 morts au Bangla-Desh, l’un des pays les plus pauvres du monde, et E.A.E.C.. se lança dans une collecte qui permit d’aider un orphelinat de DACCA (B.-D.) tenu par les Missionnaires de la Charité.

 

Puis, une rencontre avec un galeriste spécialisé dans la promotion de l’art naïf haïtien permit de mettre en place des expositions qui étaient l’occasion :

–          d’aider à vire les artistes, en achetant leur production, dans un premier temps (ce qui était d’autant plus utile qu’eux-mêmes faisaient vivre de nombreuses personnes autour d’eux, et que cela, au gré des embargos et des coup d’Etat, devenait de plus en plus difficile…

–          de faire connaître, dans les lieux qui voulaient bien nous accueillir, ce génie pictural haïtien bien spécifique ;

–          enfin, d’utiliser les marges que nous réalisions (tout en restant dans un cadre modeste, pour être à la portée du plus possible de gens), pour nourrir et éduquer des enfants d’Haïti.

 

Tout cela, bien évidemment, dans un contexte de pur bénévolat. L’Association ne comporte pas de salarié, et les échanges se font pas l’intermédiaire de personnes volontaires, se rendant sur place à leurs frais et pour raisons diverses.

 

Parallèlement, était mise en place une collecte de parrainages est mise en place  sans individualisation d’enfants parrainés : les donateurs versent 20 € par mois, et cette somme aide à vivre un petit orphelinat de PORT-au-PRINCE agréé par les services sociaux, qui accueille (hélas) toujours plus d’enfants, orphelins surtout abandonnés (Restaveks, etc…) qu’il faut s’efforcer de scolariser et de faire vivre pour leur offrir un avenir.

 

L’Association se proposait d’élargir son action de parrainage et de travailler sur d’autres pays où les enfants sont en grande difficulté, lorsqu’est survenu, le 12 janvier 2010, le terrible tremblement de terre dont tout un chacun a entendu parler. Nous avons alors très vite su que « nos » enfants heureusement avaient tous survécu, mais subissaient le même sort que la grande majorité de leurs concitoyens de PAP,c’est à dire qu’ils étaient désormais plus que jamais sans ressources, mais même sans toit. Des campagnes ont donc été lancées, et des manifestations diverses (caritatives, culturelles, etc…) ont permis la collecte de fonds importants. Un an et demi après le sinistre, nous avons la satisfaction de constater que les enfants sont à l’abri (y compris des cyclones), leur maison est sécurisée, la vie collective est animée par quelques femmes dévouées et compétentes. Il reste cependant à construire une réserve d’eau et à assurer le quotidien des enfants, y compris par un minimum d’instruction.

 

Cela a été possible grâce à la bonne volonté et l’enthousiasme  des adhérents, avec un engagement et un suivi exigeants. Evidemment, nous ne sommes pas « au bout du chemin », et outre cette présence indispensable à la survie et à l’avenir d’un groupe d’enfants, nous sommes soucieux d’aller de l’avant, de chercher à en aider d’autres, en Haïti ou ailleurs. Nous avons ainsi une participation annuelle à la prise en charge d’enfants très pauvres qu’il faut nourrir et éduquer à MADAGASCAR. Aussi au Cambodge, où nous avons aidé ces derniers mois à construire une école rurale.

 

Au cours des années, des appels spécifiques ont pu être lancés, que nous avons eu à cœur de ne pas laisser sans réponse :suite à un appel à la solidarité,Nafik, un jeune garçon Sri lankais a pu être sauvé par une opération du cœur à COLOMBO,  que sa modeste famille ne pouvait financer : Plus récemment, une fillette d’une douzaine d’année vivait une vie de misère, sa cachant la plupart du temps, défigurée par un terrible bec-de-lièvre ; elle « échoua » dans la crèche parrainée par EAEC : magnifiquement réhabilitée par des praticiens rochelais de grande valeur et d’immense bonne volonté, c’est aujourd’hui une radieuse adolescente qui a rejoint sa famille en Haïti à l’issue de cette opération.

 

Enfin, dans la suite du bel élan idéaliste dans lequel Josephine BAKER avait fondé sa famille, nous avons à cœur d’œuvrer à surmonter toutes réticences ethniques pour faire de ces enfants multicolores un arc-en-ciel, symbole, après l’orage, du beau temps retrouvé.

 

 

 

 

A LIMOGES (France), le 26 août 2011-08-26

Josette REJOU, Présidente

The Association

ENFANCE ARC EN CIEL 38 rue dela Bregère F 87000 LIMOGES « Enfance Arc En Ciel » is a charity set up in 1989 and the same year the United Nations inter governmental organization established the New York Convention on Children’s Rights. The Founding Members were a group of parents who were involved directly or indirectly in …

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